Premiers ressentis

AmbiguityAu bout de cette première semaine à 3 MOOCs, je ressens le besoin de faire un bilan et surtout d’analyser mon expérience en tant qu’apprenante.

Pour rappel, je suis inscrite à 2 cMOOCs : >#ReSOP< et >#h817open< ; et à un xMOOC : >#MOOCGdP<. Pour rappel également, j’ai deux postures différentes par rapport à ces cours :

  1. pour #ReSOP et #MOOCGdP, mon objectif principal est d’observer et analyser l’ingénierie du cours ;
  2. pour #h817open, c’est bien en apprendre plus sur l’Open Education qui a motivé mon inscription.

Il n’est donc pas vraiment étonnant que ce soit ce dernier qui me motive le plus à mener à bien les tâches proposées…

Ces 3 cours sont assez différents dans leur structure et leur contexte :

  • ReSOP est organisé par une entreprise soutenue par la Région Wallonne. Son environnement “officiel” (c’est-à-dire les espaces mis en place par les concepteurs) est distribué entre un >site web<, un compte dingo, un espace Chatzy et deux communautés : l’une sur Facebook, l’autre sur Google+.
  • #h817open est un cours qui fait partie du Master H817 proposé par l’Open University. Il est diffusé sur la plateforme de l’>OU< : il s’agit donc d’un espace très formel. Un forum différent est proposé pour chaque semaine. Un blog agrège les articles des participants grâce au mot-clic #h817open. Une communauté Google+ a été créée par des participants ainsi qu’une liste diigo.
  • #MOOCGdP est organisée par une Grande Ecole française et est un xMOOC certifiant. Plusieurs niveaux de certification sont offerts. Le cours utilise la plateforme de MOOCs >Canvas< qui inclut des forums. D’autres outils, ainsi que la façon de les utiliser dans le cadre du cours, sont proposés par l’enseignant au début du cours.

Ma première impression en participant à ces cours a été la très grande différence dans les degrés d’ouverture de chacun :

Degré d'ouverture des MOOCs

Survolez le graphique pour plus de détails

Le degré d’ouverture joue énormément dans mon enthousiasme à travailler les différents cours. Rester 1h30 à regarder des vidéos et à répondre à des quizz n’est pas des plus motivants… Et je n’ai pas le sentiment d’avoir retenu grand chose, malgré la grande qualité des vidéos, les quizz et ma prise de notes. L’étude de cas proposée pour la certification avancée doit permettre une meilleure appropriation des concepts. Malheureusement, je n’ai pas le temps de la faire. Mon ressenti pour le MOOCGdP : j’ai vraiment eu le sentiment de retourner sur les bancs de l’école. Très désagréable ;-) surtout après l’expérience #ITyPA… D’autant plus qu’on retombe dans les mêmes travers : je suis ce que dit l’enseignant, je fais le travail demandé, je ne vais pas plus loin… Pourtant, ce sera indispensable si je veux pouvoir dire dans 3 semaines que j’ai vraiment développé mes compétences en gestion de projet. Heureusement, je viens de ressortir un projet de mon “portefeuille de projets” (comme quoi j’ai retenu quelques petites choses quand même ;-) ) et je vais essayer d’utiliser les grilles d’analyse proposées cette première semaine pour développer des outils de suivi de ce projet. A suivre… Mais donc peu de défi intellectuel pour le niveau 1 (certificat basique) de la formation au final. Je tiens à préciser afin qu’il n’y ait pas de méprise : MOOCGdP est un excellent cours ! Il est très bien structuré, les concepts sont clairement énoncés et les supports (vidéos, diaporama) de qualité.

De même, le peu d’échanges sur les thématiques des cours entre les participants de MOOCGdP et ReSOP me frustre un peu. Sur Google+, les ReSOPéen-ne-s partagent beaucoup de ressources mais il y a peu d’échanges réflexifs. Seul Jacques Rodet partage ses réflexions sur l’accompagnement dans le cadre d’un MOOC. Ses propositions sont d’ailleurs très intéressantes. J’ai également pu participer au chat, jeudi. Après un début un peu laborieux (suivi de loin parce que je travaillais sur h817open…), quelques discussions parallèles se sont déroulées, notamment sur scénario pédagogique et réseaux sociaux. La communauté h817open reste la plus active, aussi bien dans les forums et Google+ que sur Twitter. Peut-être parce qu’il y a un moyen simple de repérer les contributions des autres participants (le blog agrégateur) et donc de créer un vrai réseau : des noeuds “officiels”, des noeuds de participants (les blogs), des noeuds “communautaires” (les RS). On retrouve là le connectivisme. Interagir avec les autres inscrits au cours dans ces différents espaces permet de les découvrir sous différentes faces. J’avais déjà repéré pendant #ITyPA, grâce à la rédaction de la lettre quotidienne, qu’un blog, c’est finalement un habit virtuel qui fait le moine ;-) Ce qu’une personne dit dans un espace dont elle est prioritaire peut être différent de la manière dont elle s’exprime sur un forum de cours ou sur les réseaux sociaux par exemple. Le design même de son blog, son avatar, son pseudo dévoilent tous également, chacun à leur manière, sa personnalité permettant ainsi de nouer des relations plus réelles. J’entends ici “réel” dans le sens proposé par Denys Lamontagne :

[…] ce même caractère «réel» de l’expérience ne dépend pas du virtuel ou du concret mais bien de l’affect qui lui est lié […] (>Source<)

Et le design d’un blog, un avatar, un pseudo peuvent jouer, selon moi, sur l’affect d’un internaute visiteur.

Mais décidément, les xMOOCs avec leur ouverture limitée à la gratuité, à l’inscription et à la licence de leurs contenus ne me conviennent pas. J’ai besoin d’un plus grand espace de choix que celui qu’ils offrent et c’est pourquoi les cMOOCs répondent parfaitement à mes attentes présentes. 

Bref, je vais continuer à suivre les 3 pour voir comment tout ça évolue !

Crédit photo  : readerwalker via photopin cc

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