“Teaching Teaching and Understanding Understanding”

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“De la transmission des savoirs à l’approche par compétences”

Le Service de Veille Scientifique et Technologiique (VST) de l’INRP a consacré sa lettre d’information d’avril dernier à la notion de compétences. Après une présentation de la position des organisations internationales et un historique de l’apparition de la notion en éducation, le dossier montre les difficultés à proposer une seule définition commune.

Très riche, il permet de faire le point sur cette notion complexe, dont la définition ne trouve pas encore de consensus.

Je relève quelques réflexions :

- 9 d’après l’OCDE :

* Agir de façon autonome : capacité à agir dans le contexte global, capacité à élaborer et à réaliser des projets de vie et des programmes personnels, capacité à défendre ses droits, ses intérêts, ses limites et ses besoins

* Se servir d’outils de manière interactive : capacité à utiliser le langage, les symboles et les textes de manière interactive, capacité à utiliser le savoir et l’information de manière interactive, capacité à utiliser les technologies de manière interactive

* Interagir dans des groupes hétérogènes : capacité à établir de bonnes relations avec autrui, capacité à coopérer, capacité à gérer et résoudre les conflits

- 8 selon l’Union Européenne : communication dans la langue maternelle, communication en langues étrangères, compétence mathématique et compétences de base en sciences et technologies, compétence numérique, apprendre à apprendre, compétences sociales et civiques, esprit d’initiative et d’entreprise, sensibilité et expression culturelles

- l’approche par objectifs s’est répandue à l’époque du taylorisme ~ behaviorisme, méthodes traditionnelles

- l’approche par compétence est apparue avec une économie basée sur l’autonomie et la flexibilité de la personne ~ socio-constructivisme, méthodes actives

- l’approche par compétences doit s’inscrire dans un ensemble plus large de changements sociétaux dont elle est partie prenante : changement dans la conception de l’apprentissage mise en avant.

- perspective utilitariste de l’éducation : “la cognition est subordonnée à l’action, elle-même finalisée par un problème à résoudre.” (Marcel Crahay)

- “risque de voir s’accélérer l’avènement d’une société axée uniquement ou presque sur la performance

- référentiels : “l’articulation entre savoirs et compétences reste floue”

- évaluation : évaluer une compétence est complexe et compliqué, la compétence est finalisée et contextualisée.

- une logique de mise en oeuvre

- une logique de réflexion

- difficile équilibre à trouver entre connaissances et compétences ; cette tension rappelle également celle existant entre recherche fondamentale et recherche appliquée…

Un élément m’a particulièrement interpellée : dans le cadre de l’enquête Eurydice, menée en 2002, l’UE liste les compétences transversales :

Parmi les compétences génériques, citons la communication, la résolution de problèmes, le raisonnement, le leadership, la créativité, la motivation, le travail en équipe et l’aptitude à apprendre”.

La motivation est ici considérée comme une compétence, donc comme quelque chose qui s’acquiert. Or, la motivation est une disposition affective, qu’elle soit intrinsèque à la personne ou extrinsèque. Elle relève des facteurs essentiels à l’apprentissage. Mais comment peut-on parler de l’acquérir ? Certes, l’enseignant peut mettre en place une stratégie pour susciter la motivation des apprenants. Mais la motivation ne relève pas d’un savoir ni du traitement de ce savoir. Dans quelle mesure donc peut-on considérer la motivation comme une compétence ?

Edition du 19 mai : En nettoyant mon espace sur diigo, j’ai redécouvert cette carte conceptuelle conçue par André Laflamme de l’Université de Montréal (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Carte conceptuelle


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